1. Tests de lecture

1.1 Le test MIM (Mécanisme d'Identification des Mots) a pour but d'analyser le rôle de la lexicalité (mots-pseudo-mots), de la fréquence d'usage (mots rares-mots fréquents) et de la longueur (items courts-longs). Ce test permet accessoirement d'étudier le rôle de la complexité orthographique. Il existe deux séries équivalentes (A-B) de 72 items. La passation d'une seule série suffit dans le cadre d'un examen isolé (corrélations élevées entre les deux listes) , la deuxième série permet de procéder à une réévaluation dans un intervalle de temps rapproché. Il est demandé à l'enfant de lire des mots fréquents, des mots rares et des PM de différentes longueurs. On mesure le temps moyen de lecture et le nombre d’items lus correctement par condition. On peut ensuite analyser la nature des erreurs: inversions, omissions, substitutions,...

1.2.
Le test REGUL complète le précédent en étudiant le rôle de la régularité orthographique. Il comprend 48 mots dont 24 réguliers et 24 irréguliers appariés en fréquence et en longueur. On calcule, par condition, le temps moyen de lecture et le nombre de réponses correctes. Ensuite, on analyse les erreurs.


2. Test d'orthographe:

Ortho 3. Ce test permet d'analyser certaines graphies particulières dans des mots que l'enfant doit écrire à l'intérieur de phrases. L'objectif de cette analyse sera de déterminer quels sont les mécanismes d'orthographe mis en place par l'enfant : à quel point maîtrise-t-il les correspondances simples, dans quelle mesure tient-il compte du contexte quand celui-ci est pertinent, est-il conscient de l'ambiguïté de certaines correspondances et dans ce cas, fait-il appel à des connaissances stockées dans le lexique orthographique, tire-t-il profit de la morphologie de la langue? Quatre catégories de graphies sont étudiées: les graphies consistantes acontextuelles (règles de CGP systématiques), les graphies consistantes contextuelles (règles systématiques dans le contexte; m devant p/b), les graphies inconsistantes contextuelles (CGP non systématiques et dépendantes du contexte) et les graphies dérivables par la morphologie ( graphies muettes dérivables par la morphologie; gris car on dit /gRiz/). 

3. Habilités associées

3.1. Connaissance des lettres et des graphèmes. L’enfant doit  donner le noms des 26 lettres de l'alphabet et les sons correspondant à 37 graphèmes du français.

 

3.2. Habilitiés de perception de la parole et de mémoire phonologique de travail: répétition de pseudo-mots. Ce test de répétition de pseudomots a une double fonction : mesurer un empan de mémoire immédiate sur un matériel verbal (sans signification) et évaluer la qualité des habiletés de perception de parole. La répétition de pseudomots requiert de disposer de représentations phonologiques du signal de parole de bonne qualité. L'épreuve est préenregistrée et se compose de deux listes de pseudomots qui diffèrent par leur complexité (syllabes CV et CCV). Chaque partie comprend 5 séries de 4 items. La longueur des items croît d'une série à l'autre. On calcule pour chaque liste l'empan et le pourcentage de réponses correctes sur les items présentés. Chaque partie de cette épreuve est interrompue après l'échec complet d'une série. L'empan correspond au nombre de syllabes de la série la plus longue pour laquelle l'enfant a réussi au moins un item.


3.3. Habiletés métaphonologiques

 - Inversion syllabique et phonémique. Ce test comprend deux parties: dans la première, l'enfant doit inverser les syllabes de pseudomots bisyllabiques (CVCV), dans la seconde, il doit inverser les phonèmes de monosyllabes (CV ou VC). Chaque partie comprend 10 items.

- Soustraction syllabique et phonémique. Le test comporte une partie syllabique et deux parties phonémiques. Dans la première partie (16 items), la tâche consiste à soustraire la syllabe initiale de pseudomots CVCV, dans la seconde (16 items), le phonème initial de monosyllabes CVC, et dans la troisième partie (10 items), le phonème initial de monosyllabes CCV.

- Acronymes auditifs. On fait entendre 16 paires de mots et l'enfant doit chaque fois produire un nouveau "mot" résultant de l'assemblage des phonèmes initiaux des deux mots. Il lui faut donc segmenter le premier phonème de ces mots et ensuite les fusionner. Le test a été conçu de manière à pouvoir évaluer également le recours à d'éventuelles stratégies orthographiques. Chaque paire contient au moins un mot (Auguste) dans lequel il y a discordance entre le premier phonème prononcé (/o/) et le phonème correspondant à la première lettre de ce mot (/a/). Si le sujet passe par une représentation orthographique des mots pour effectuer la segmentation initiale, il risque de produire chaque fois une erreur (ex.: Cher Auguste -> /ka/, /ko/ ou /Ja/ au lieu de /Jo/).